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Nous avons choisi de ne pas participer à une gouvernance qui ne nous ressemble pas

Nous avons choisi de ne pas participer à une gouvernance qui ne nous ressemble pas

Nous avons choisi de ne pas participer à une gouvernance qui ne nous ressemble pas

Dans les jours qui ont précédé l’élection de la présidence de la Communauté de communes du Val d’Orne, nous avons pris part aux échanges avec une volonté explicite de construire une gouvernance ouverte, équilibrée et respectueuse de toutes les communes. Fidèles à l’engagement qui nous a conduits à être élus : faire de la politique autrement, dans l’écoute, le respect et le partage des responsabilités, nous avons formulé des propositions concrètes pour contribuer pleinement au travail collectif.

Malgré cette démarche sincère, les conditions d’un dialogue équilibré et constructif n’ont pas été réunies. Nos propositions n’ont pas été entendues et aucune véritable ouverture n’a été possible.

Dans ce contexte, nous avons fait le choix de ne pas présenter de candidature ni de participer à l’exécutif. Ce choix n’est pas un retrait, mais une décision de responsabilité et de cohérence avec les valeurs que nous portons : refuser une gouvernance fermée et défendre une manière de travailler plus respectueuse et plus collective.

Nous resterons pleinement engagés au service du territoire et de ses habitants. Nous prendrons toute notre part dans les débats, en soutenant les projets utiles et en étant force de proposition lorsque cela sera nécessaire. Voici le discours prononcé par madame Isabelle Lecomte, maire de Putanges-le-Lac le 9 avril 2026 au conseil communautaire de la communauté de communes du Val d’Orne au moment de l’élection de la présidence.

Texte lu par Isabelle juste avant l’élection de la nouvelle présidence de la CdC du Val d’Orne le 9 avril 2026 :

“Contrairement à ce que je vous ai écrit il y a deux semaines, nous ne présenterons de candidature ce soir ni à la présidence, ni à aucune vice-présidence. Je dois donc quelques explications au conseil communautaire. Monsieur le Président, m’accordez-vous la parole quelques instants ? J’en ai pour trois minutes. Je vous ai donc écrit il y a quelques jours pour vous faire part de notre intention de présenter un candidat à la présidence de la CdC.

Jouons franc jeu : nous pensions que M. Leroux, dans la continuité de son précédent mandat de président se présenterait et, à tort ou à raison, nous avions jugé que la situation dans laquelle la présidence reviendrait à un membre de la minorité de Putanges-le-Lac pouvait être source de tensions, tant pour le bon fonctionnement de la commune que celui de la communauté de communes. D’autant que la mutualisation des services (personnel commun, locaux communs, matériels communs) présuppose une bonne entente de tous les instants.

Il y a un peu plus d’une semaine, nous avons appris que la candidature de M. Leroux n’était pas d’actualité et que Mme Dauger se présentait. Cela nous a conduits à revoir notre position et à revenir à ce que nous avions toujours exprimé comme souhaitable lors de la campagne : à savoir que la présidence de la communauté de communes revienne à un élu extérieur à la commune centre.

Un premier contact a été donc pris auprès de Mme Dauger il y a huit jours. Contact au cours duquel nous avons fait savoir qu’une présidence exercée par elle dans l’intérêt de l’ensemble du territoire était à nos yeux un contexte de travail tout à fait engageant dans lequel nous souhaitions prendre notre part et assumer nos responsabilités. Elle a fait bon accueil à cette démarche.

Petite précision ici : je dis « nous » au nom de la majorité issue de la liste que j’ai menée. Je n’étais pas personnellement impliquée dans ces échanges. C’est comme cela que nous travaillons : même si ce n’est pas toujours compris, il faut que vous l’acceptiez. Notre groupe ne s’efface pas derrière moi : les initiatives, les responsabilités sont partagées et c’est collégialement que nous avions demandé à Loïc Lecoeur, Philippe Tulliez puis Fabrice Lacaine d’essayer de construire avec Mme Dauger un accord pour la gouvernance de l’intercommunalité. Soyons précis et Mme Dauger aura tout loisir de rectifier ce qu’elle jugera nécessaire de rectifier. Lors de ce premier échange où le désir de conciliation et l’intérêt communautaire semblaient être partagés de part et d’autre, nous avons fait part d’attentes concrètes :

  • deux vice-présidences sur un exécutif, a priori, de sept, soit moins d’un tiers ;
  • et une préférence précise et argumentée pour deux sujets : les finances et le scolaire.

Comme dans beaucoup d’organisations, il nous paraissait sain et gage de transparence que la fonction financière n’échoie pas à la personne qui engage les deniers publics. Par ailleurs, il y avait, selon nous, du sens au fait que la vice-présidence déléguée au scolaire revienne à une commune accueillant une école. Je passe ici encore sur les arguments liés à la mutualisation et à l’articulation financière des projets d’investissement. Arguments qui plaident pour une gouvernance bien intégrée avec celle de la commune.

Au cours d’un échange avant-hier, nous avons eu une fin de non-recevoir sur ces deux attentes. Dans un esprit de conciliation, nous avons retiré notre attente sur le scolaire. Hier, nous avons eu une fin de non-recevoir sur la seule demande qui demeurait, à savoir une vice-présidence aux finances. La seule ouverture était une vice-présidence dans laquelle nous n’avions ni le choix du domaine de responsabilité, ni le choix de la personne qui l’aurait exercée.

Les arguments qui ont été produits pour écarter nos attentes sont les suivants :

  • le sujet des finances et du scolaire sont trop importants pour nous être confiés ;
  • ils étaient pris en main par des personnes qui aiment cela et qui font cela bien, donc il n’est pas juste d’avoir de telles attentes ;
  • il est préférable que le vice-président aux affaires scolaires ne soit pas le maire d’une commune accueillant une école pour éviter les conflits d’intérêt en cas de fermeture de classe.

Nous laissons chacun juge de la pertinence de ces arguments. Toujours est-il qu’ils font peu de cas des arguments que nous avions mis sur la table, ni même du renouvellement du conseil communautaire résultant des élections municipales.

Par ailleurs, et j’en finis très vite, le dernier argument a consisté à dire que nous représentions moins de 20% des suffrages exprimés sur le territoire intercommunal. C’est là méconnaître totalement la spécificité de la représentation intercommunale pour laquelle la loi reconnaît le seul poids démographique de la commune et non pas le résultat des urnes au scrutin municipal. Enfin, sur la base de ce critère arithmétique, aucune commune ne pourrait se prévaloir d’une quelconque vice-présidence puisqu’aucune liste municipale (à part la nôtre) n’a pu réunir plus de 4 ou 5% des suffrages exprimés sur le territoire communautaire.

Un adage bien connu dit : « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour ». On peut le paraphraser en disant : « Il n’y a pas d’ouverture, il n’y a que des preuves d’ouverture ». C’est peu de dire qu’elles ont été absentes malgré l’intention affichée au départ.

Restons francs : après un tel désaveu, il ne nous était pas possible en un jour de faire une campagne pour reprendre notre destin en main. Nous avons donc perdu dans cet épisode de tractations qui, à nos yeux, a ressemblé un peu à une manœuvre. Nous en sommes paradoxalement fiers tant la manœuvre n’est pas dans notre registre et dans notre conception de l’action publique.

Dans ces conditions, nous n’aurons donc pas de place dans l’exécutif de la communauté de communes du Val d’Orne, ni présidence, ni vice-présidence, ni bureau mais espérons que nos contributions dans les instances de travail seront écoutées et prises en compte. Nous n’entrons pas en opposition, nous jouerons notre rôle de conseillers communautaires soucieux de la communauté et de la commune. Il nous faudra, d’ailleurs, construire les repères, pour l’instant flous, d’une gestion responsable des moyens partagés entre nous, dans le respect des agents et de nos intérêts respectifs parfois communs, parfois divergents.

Nous accueillerons favorablement toutes les intentions qui nous sembleront bonnes pour le territoire et ses habitants, nous saurons, en revanche, nous désolidariser de celles qui n’auront pas été concertées et argumentées ou encore de celles qui ne servent pas l’intérêt commun.

Je vous remercie.”

Source : http://mccputanges.fr/blog/nous-avons-choisi-de-ne-pas-participer-une-gouvernance-qui-ne-nous-ressemble-pas/

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